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Quel est l’avenir d’Israël selon les Ecritures ? John H. ALEXANDER

vendredi 23 juillet 2004

John H. Alexander, enseignant à l’Institut Biblique de Genève, auteur de nombreux livres, notamment de « les Rois de Juda face aux chrétiens d’aujourd’huiL’Apocalypse, verset par verset », de « La Genèse de l’univers et de la foi » brosse à grands traits l’histoire de ce peuple élu par Dieu pour manifester son plan pour l’humanité.

Dans cet article nous pouvons lire que le peuple d’Israel, étant lui-même aveugle aux réalités de demain, semble être au centre de toutes les haines et de toutes les jalousies du monde...et rien ne laisse entrevoir une détente dans la politique internationale et onusienne, mais plutôt de nouvelles menaces, preuve en est la résolution adoptée, à l’unanimité le 20 juillet, par l’ONU à l’encontre d’Israël à propos de la barrière de sécurité avec 150 voix pour (y compris les 25 pays de la communauté européenne), 6 contre et 10 abstentions. S’exprimant contre cette décision, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Dany Guillerman n’a pas caché son indignation, en soulignant que :« Je remercie Dieu que le sort d’Israël et du peuple juif ne soient pas décidés entre ces quatre murs », Pourvu que ce peuple avec ses dirigeants puissent vivre cette réalité non seulement en parole, mais avec une pleine conviction que le Dieu d’Israël qui s’est aussi manifesté en Jésus-Christ le Messie, est leur seul et véritable Sauveur. John H.Alexander de conclure son article en affirmant Mais Christ aura le mot de la fin.

Cet article est paru en éditorial de Bible-Info, le bulletin trimestriel de la Société Biblique de Genève, pour cet été 2004 ; un bulletin que je recommande vivement pour nous informer sur les activités d’édition et de diffusion de la Parole de Dieu dans le monde. Vous pouvez souscrire pour recevoir le bulletin à l’adresse suivante
sociéte biblique
et lire l’article écrit par John H.Alexander à l’adresse sociéte biblique bible-info

Nous tenons à remercier vivement la Sociéte biblique de Genève et John H. ALEXANDER, de nous avoir donné l’autorisation pour reproduire, à l’intention des internautes de Coeurnet, cet article très actuel. Car, comme il est écrit en page de couverture du livre ’Les Rois de Juda face aux chrétiens d’aujourd’hui [1], les chrétiens sont partie prenante et agissante de l’histoire d’Israël. En CHRIST, nous sommes héritiers des promesses et contemplateurs des prophéties qui se réalisent au fil du temps et qui aboutiront bientôt à l’ère qui n’aura pas de fin, l’éternité...

H.Rakotonanahary, responsable de la rubrique Israël sur coeurnet


Le peuple Israël semble être au centre de toutes les haines et de toutes les jalousies du monde. Mais il demeure malgré tout la nation choisie par Dieu pour manifester son plan pour l’humanité : la rédemption rendue possible, mais pas à n’importe quel prix : uniquement grâce aux souffrances et à la mort expiatoire de Jésus-Christ. Jésus, le fils de David, était juif, mais il était – il est – le Fils de Dieu mort sur la croix de Golgotha pour les péchés des hommes il y a quelque 2000 ans. Or Israël a reçu de son Dieu la mission de proclamer au monde le salut éternel en Christ… et dans cette perspective il fallait bien qu’il se lamente lui-même pour devenir digne de la vocation qui lui était confiée.

Israël aujourd’hui

Or, nous avons tous une question : Comment expliquer toutes les vicissitudes et tous les tourments qui ne cessent d’assiéger le peuple élu, pourtant chargé de la plus haute mission jamais confiée à l’homme ? Au jardin d’Eden, le serpent Satan a séduit puis vaincu le premier homme ; et depuis, tous les hommes – y compris les Hébreux – ont été assujettis au péché, sans exception aucune : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3:23) ». Par conséquent chaque Juif – comme chacun de nous – est sujet à une condamnation sans merci : privé de la gloire de Dieu ! Heureusement que l’apôtre achève sa proclamation par des mots dont l’éclat ouvre une merveilleuse perspective pour tout individu qui se repentira : « Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3:24).

Israël dans l’Histoire

Ce n’est donc pas sans raison que le peuple élu a enduré les pires épreuves durant son passé mouvementé, connaissant défaites militaires et surtout morales, loin de Dieu. Mais tout au long de ces siècles, de véritables étoiles brillantes, se nommant Abraham, Jacob, David, Esaïe, Daniel, Zacharie et bien d’autres, ont montré qu’au-delà des nuages, la véritable clarté allait soudainement apparaître. Des étoiles anticipant la vive clarté du « Soleil de la justice » (Malachie 4:2) : Jésus-Christ, Rédempteur d’Israël et Sauveur du monde. Un message dont les Hébreux du premier siècle avaient connaissance à travers l’Ancien Testament, mais qu’ils avaient interprété à leur manière. Car à part une minorité qui accepta spontanément en Christ son Messie, la plupart le rejetérent, le condamnant à la crucifixion, parce qu’à leurs yeux, il n’avait jamais été autre chose qu’un imposteur. Une attitude qu’Israël allait payer cher : invasion des Romains, des Sarrasins, d’autres peuples islamiques et de colonisateurs cruels de tout bord… pour aboutir à la situation que nous connaissons : toutes les nations du Proche-Orient tournées contre Jérusalem, avec pour thème actuel une Palestine qui engloberait les Israéliens. Et rien ne laisse entrevoir une détente dans la politique internationale et onusienne, mais plutôt de nouvelles menaces. Jésus-Christ l’a annoncé :« Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche » (Luc 21:20). Les Psaumes et les Prophètes (cf. Joël 3) ont prédit que Jérusalem sera la ville sainte, la capitale des nations. Mais avant cela, il est probable qu’elle sera submergée par des armées étrangères et hostiles : « Toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle » (Zacharie 12:3).

Mais Christ aura le mot de la fin

Israël ne se laissera pas faire et résistera par tous les moyens à ses agresseurs. Ce sera alors le début de la période de 7 ans annoncée par Daniel (Daniel 9:25-26 ; Apocalypse 13) où l’Antéchrist, le suppôt de Satan, voudra absolument anéantir le peuple de Dieu. Et Israël sera dans une telle détresse, qu’enfin il criera au secours. Car il faut qu’Israël souffre beau-coup et se sente perdu avant de regarder enfin à Celui qu’ils ont percé (Psaume 22:17) ; et que le cœur de chacun d’eux se lamente sur le péché collectif de la nation (la crucifixion) pour arriver à la repentance. Alors tous s’écrieront :

VICTOIRE, HONNEUR et GLOIRE au MESSIE !!!

Car Jésus leur avait prédit : « Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement comme on pleure sur un premier-né » (Zacharie 12:10). Ainsi, après des siècles sombres et douloureux, viendra la vive lumière du Messie ! « Ses pieds se poseront sur la montagne des Oliviers qui est vis-à- vis de Jérusalem… » (cf. Actes 1:11-12) Et l’Eternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints avec lui » (Zacharie 14:5). Lorsque Jésus-Christ reviendra, il se proclamera Roi sur la terre entière, Jérusalem sera la capitale du monde, et les Israéliens convertis à leur Messie connaîtront une véritable résurrection dans leur esprit. Ainsi dans l’histoire de demain, on peut s’attendre à trois résurrections différentes (sans compter bien entendu la résurrection de Christ qui eut lieu il y a 2000 ans) :

- 1. Celle d’Israël, qui sera rétabli, comme promis
- 2. Celle de tous les rachetés par le sang de Christ (1 Thessaloniciens 4:15-17)
- 3. Celle des autres morts (ceux qui sont morts sans Christ), mille ans plus tard (Apocalypse 20:5).

En attendant ces jours glorieux, Israël demeure aujourd’hui la cible de toutes les haines, étant lui-même aveugle aux réalités de demain : mais ses souffrances peuvent devenir l’antichambre de sa repentance nationale, lorsque « ayant tourné leurs regards vers celui qu’ils ont percé » (Zacharie 12:10), ils verront enfin leur Libérateur, leur futur Roi, et ils adoreront leur Messie, lui attribuant gloire et honneur, aux siècles des siècles !

John H. Alexander (Institut Biblique de Genève)

« Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants
de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication,
et ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils ont percé
 ».
Zacharie 12:10

Voir en ligne : Bible-Info été 2004 - Quel est l’avenir d’Israël selon les Ecritures ? John H. ALEXANDER

Répondre à cette brève

3 Messages

  • Quel est l’avenir d’Israël selon les Ecritures ? John H. ALEXANDER 29 mars 2007 07:11, par axel ceran-jerusalemy

    Il est vrai qu’Israël sera assiégé, il restera 1/3 de sa population et Elohim arrivera avec tous ses Saints : Moïse, Hénock etc...ses pieds en ce jour -( que la Torah aime répéter = en ce jour BéYom haHou - année judaïque 6612 décompte de béYom ) se poseront sur le Mt des Oliviers...Ce n’est pas Jésus mais Elohim. Le verset de Zacharie 12:10 : Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront leurs regards vers moi, celui qu’ils ont percé » a été mal traduit = et ils tourneront leurs regards vers moi ( Elohim ) à cause de celui qu’ils ont percé et ils pleureront sur lui ...la suite du message est logique... c’est un jour de deuil pour chaque famille en Israël, car en ce jour ils reconnaîtront Jésus, Fils d’Israël, comme un premier né sacrifié, ( chose que les sémites pratiquaient dans les temps anciens pour se rendrent favorables aux dieux)..Ce sont des pleurs d’un grand deuil et non pas de joie des retrouvailles ( voir également la traduction du Grand Rabbin Zadock Khan )..J’ai fait une étude sur Jésus dans les textes hébraïques où son nom se trouve en plusieurs passages et ce qui le concerne, dans celui de Zacharie son nom n’apparaît pas mais il est désigné par le terme de Tipheret ( le coeur divin à l’image du Grand Soi, D-ieu ).merci de votre attention

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    • Bonjour ! Votre contribution m’a intéressé, car je ne connaissais pas cette possibilité de traduction : « à cause de celui qu’ils ont percé ». N’ayant pas étudié le Hébreux, je me suis tourné vers le « Nouveau Commentaire Biblique » (Editions Emmaûs, Vevey, Suisse). Le commentaire sur Zacharie est de R. E. Higginson. Au sujet de Zacharie 12.10 « Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un Esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né », on peut lire le commentaire suivant :

      « Vers moi. Toutes les anciennes versions et les meilleurs manuscrits hébreux proposent la première personne du singulier. Certaines traductions changent cela en la troisième personne qui leur paraît suggérée par le passage soudain dans la suite de la phrase à l’expression : celui que. Cette correction du texte faite pour une raison d’harmonie, provient peut-être aussi du fait qu’il est difficile de penser que l’on a pu percer l’Eternel lui-même et pleurer sur lui. Dans cette optique, on a suggéré le nom de divers personnages historiques en vue d’identifier ’le transpercé’ : le frère de Johanan, Onias III, env. 170 av. J.-C. ; ou Simon Macchabée, env. 134 av. J.-C. ; ou le Maître de Justice, mentionné dans les Manuscrits de la Mer Morte ; ou même Zorobabel, et d’autres encore. Cependant, l’identification traditionnelle avec le Messie souffrant demeure la meilleure interprétation. De même qu’en 11.10 le prophète, personifiant le vrai berger, jouait le rôle de l’Eternel, il y a de même identité ici entre celui qui envoie et le Messie qu’il a envoyé (cf. Mal. 3.1 ; Mc. 9.37 ; Lu. 10.16). Le verset rappelle en d’autres termes la prophétie du Serviteur de l’Eternel (Es. 52.13-53.12) : celui qui est le ’bras droit de l’Eternel’, Dieu en personne, descendu pour sauver et cependant frappé par Dieu le Père pour les transgressions de son peuple. »

      Evidemment, il est frappant de penser que le seul Dieu unique, Créateur de l’univers, puisse exister de toute éternité en trois personnes (Père, Fils et Saint-Esprit). Mais c’est là ce que nous comprenons, d’après la Bible. Ce serait scandaleux d’affirmer une chose pareille, si ce n’était vrai. Je laisserai à quelqu’un d’autre qui écrit mieux que moi, le soin d’appuyer cela (Josh McDowell, Bien Plus Qu’un Charpentier, pp 7-8) :

      « Le Nouveau Testament présente clairement Christ comme Dieu. Les noms s’appliquant à Christ, dans le Nouveau Testament, sont tels qu’ils ne pourraient convenir à quelqu’un qui ne serait pas Dieu. Par exemple, Jésus est appelé Dieu dans la phrase suivante : ’... en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ-Jésus’ (Tite 2.13 ; cf Jean 1.1 ; Hébreux 1.8 ; Romains 9.5 ; 1 Jean 5.20,21). Les Ecritures lui attribuent des caractéristiques qui ne peuvent être vraies que pour Dieu. Jésus est présenté comme existant par lui-même (Jean 1.4 ; 14.6), omniprésent (Matthieu 28.20 ; 18.20), omniscient (Jean 4.16 ; 6.64 ; Matthieu 17.22-27), omnipotent (Apocalypse 1.8 ; Luc 4.39-41 ; 7.14,15 ; Matthieu 8.26,27) et possédant la vie éternelle (1 Jean 5.11,12,20 ; Jean 1.4). »

      « Jésus recevait l’honneur et l’adoration qui revenaient à Dieu seul. Confronté à Satan, Jésus dit : ’Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et à lui seul tu rendras un culte’ (Matthieu 4.10). Pourtant, Jésus était adoré comme Dieu (Matthieu 14.33 ; 28.9), et parfois même demandait à être adoré comme Dieu (Jean 5.23 ; cf Hébreux 1.6 ; Apocalypse 5.8-14). »

      « La plupart des disciples de Jésus étaient des Juifs pieux qui croyaient en un seul vrai Dieu. Ils étaient monothéistes jusqu’à la moelle, néanmoins ils le reconnaissaient comme Dieu incarné. »

      « Pierre, après que Christ lui ait demandé qui il était, confessa : ’Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant’ (Matthieu 16.16). Jésus ne répondit pas à la confession de Pierre en corrigeant sa conclusion, mais en reconnaissant sa validité et sa source : ’Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux’ (Matthieu 16.17). »

      Voilà ! Merci d’avoir lu jusqu’ici ! - Jim Munn

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