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La terre d’Israël - le pays d’Israël

d’après une conférence du pasteur Hans U. Wyttenbach, donnée en Juin 2003

jeudi 10 juillet 2003, par Hans Wyttenbach

La survie miraculeuse du peuple d’Israël pendant près de deux mille ans malgré de terribles persécutions, le retour au pays d’Israël en 1948 et sa survie depuis, le rétablissement d’une langue morte, l’hébreu et bien d’autres événements excluent tout hasard ou « accident de l’histoire »


1. La terre promise

Dieu dit à Abraham :

Gen. 12:1 Va, quitte ton pays....pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai.

Gen. 12:1 13:15 tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance pour toujours.

Gen. 12:1 ; 13:17 La « possession » se limitait pour Abraham à « parcourir le pays en long et en large » et l’acquisition d’une propriété funéraire.

Gen.23:17. C’est pourtant un acte de foi, prophétique, qui confirme l’attachement à la promesse divine. Isaac bénit Jacob dans le même sens, 28:4, et Joseph, à son tour, demande à ses frères la promesse formelle de rapatrier ses os d’Egypte en Canaan Gen.50:25.

2. La terre obtenue

C’est encore l’Alliance conclue avec les patriarches que Dieu va honorer par l’Exode.
Ex. 2:24 Dieu entendit leur plainte et se souvint de son alliance avec Abraham, avec Isaac et avec Jacob. Dans la suite, le contenu de l’Alliance est souvent rappelé :
Ex. 6.4-8 Je me suis engagé par mon alliance avec eux à leur donner le pays de Canaan, ce pays où ils étaient étrangers et où ils ont mené une vie errante. Puis je vous ferai entrer dans le pays que j’ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob ; je vous le donnerai pour qu’il vous appartienne, moi, l’Eternel."

3. La terre en gestion

Dieu reste propriétaire du pays. Une terre ne devra jamais être vendue à titre définitif car le pays m’appartient et vous êtes chez moi des étrangers et des immigrés. Lév 25:23

C’est donc en gestionnaire que l’Israélite devait se considérer. Il lui est aussi rappelé qu’il doit reconnaissance et adoration à son Dieu, à exclusion de tout mérite quant au bien-être futur :

Prends donc garde de ne pas te dire : c’est par mes propres forces et ma puissance que j’ai acquis toutes ces richesses. Deut 8:17

Ce n’est pas non plus sur sa justice qu’il doit s’appuyer, puisque le don du pays relève de celle de Dieu :

Ne t’avise pas de penser : C’est parce que je suis juste que l’Eternel m’a fait venir pour prendre possession de ce pays. Non ! C’est à cause de la perversité de ces nations qu’il va les chasser devant toi. Deut 9:4

4. La terre sous condition

Installés dans le pays promis, les Israélites doivent se rappeler que la possession du pays est soumise à leur fidélité au Dieu de l’Alliance. Les bénédictions économiques, politiques, militaires et démographiques exigent l’obéissance au donateur :

L’Eternel vous fera tenir le premier rang parmi les peuples, jamais le dernier..., à condition que vous écoutiez les commandements de l’Eternel votre Dieu, que je vous prescris aujourd’hui, pour y obéir et les appliquer Deut 28:13

De même, les malédictions, dont l’exclusion du pays, seront la conséquence de l’infidélité du peuple :

De même que l’Eternel prenait plaisir à vous faire du bien et à vous multiplier, de même l’Eternel prendra plaisir à vous faire périr et à vous détruire ; et vous serez arrachés du pays dont tu vas entrer en possession Deut 28:63

5. La terre enlevée et retrouvée

Devant l’abandon de la foi par les Juifs, les prophètes successifs n’ont cessé de rappeler ces vérités essentielles, de combattre le formalisme religieux faussement sécuritaire, les injustices sociales, l’idolâtrie sous toutes ses formes, les faux prophètes et d’appeler le peuple à la repentance.

L’Eternel vous a envoyé, sans se lasser, tous ses serviteurs les prophètes ; mais vous n’avez ni écouté ni prêté attention à son message. Ils ont dit : Revenez chacun de votre mauvaise voie et de la méchanceté de vos actions, et vous resterez dans le pays que j’ai donné à vous et à vos pères, d’éternité en éternité Jér 25:4-5

Or, leur voix n’a pas été entendue et l’exil est devenu inévitable. Dans leurs prières d’humiliation, des hommes de foi comme Esdras (ch.9), Néhémie (ch.9) et Daniel (ch.9) ont pleinement reconnu la justesse de la sanction :

Tout ce qui nous est arrivé est la conséquence de nos mauvaises actions et notre grande culpabilité. Et encore, ô notre Dieu, tu ne nous as pas punis comme le méritaient nos péchés, tu as laissé subsister ce reste de notre peuple. Dan.9:15 ;

Nous voici devant toi, avec notre culpabilité. Esdras 9:13

Pourtant, dans sa grâce, Dieu n’a jamais annoncé l’exil comme une réalité définitive. Le châtiment ne durera pas toujours, le retour est annoncé :

Même si les exilés de votre peuple sont aux confins du monde, l’Eternel votre Dieu ira les chercher là-bas et les rassembler Deut 30:4

Les grand prophètes, Esaïe, Jérémie et Ezéchiel, mais aussi les « petits » prophètes ont tenu le même langage.

Mais après que je les aurai arrachés, J’aurai de nouveau compassion d’eux, Et je les ramènerai chacun dans son héritage, Chacun dans son pays. Jér 12:15, cf. Jér 16:15, 29:14.

A toi aussi, Juda, une moisson est préparée, Quand je ramènerai les captifs de mon peuple Os 6:11

6. La terre perdue

Si les dix tribus du nord sont parties en captivité et dispersées à jamais, après 70 ans une partie de Juda retourna à Jérusalem. Le temple fut reconstruit et la communauté juive reconstituée, mais le peuple ne retrouva jamais son unité et le « trône de David » ne fut pas restauré. Le peuple, quoique restés monothéiste, fut dominé durablement par des puissances étrangères, à part une courte période à l’époque des Macchabées.
C’est sous la domination romaine que naquit le Messie. A trois reprises Jésus refusa la tentation du pouvoir civil :

Mon royaume n’est pas de ce monde Jn 18:36.

Son rejet était annoncé par les prophètes déjà, puis par Jésus lui-même (parabole des Vignerons) Mt 21:33-46.

Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli Jn 1:11

Il sera suivi par la destruction de Jérusalem, en 70 de notre ère, et l’exil.

Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis. Lu 21:24.

Israël a cessé d’exister en tant que nation sur sa terre.

7. La terre en ultime don de grâce

Malgré ces revers terribles, l’attachement des Juifs à leur terre n’a jamais cessé. « L’an prochain à Jérusalem » a exprimé durant des siècles leur espoir. De même, la portée prophétique des promesses de l’Ancien Alliance ne se limite visiblement pas au retour de l’exil babylonien.

C’est pourquoi tu diras, ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Je vous rassemblerai du milieu des peuples, Je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés, Et je vous donnerai la terre d’Israël. Eze. 11:17

Oui, je veillerai sur eux pour leur bien et je les ramènerai dans ce pays-ci où je les reconstruirai pour ne plus les détruire, où je les replanterai pour ne plus les arracher. Jér 24:6

Or, les promesses de bénédiction faites au peuple élu se sont réalisées en Christ et accessibles aux hommes de toutes les nations. Le véritable héritage est celui de la justification et de la vie éternelle au travers du sang de Christ.

Tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation Ap 5:9

Conclusion

Faut-il alors conclure que le « droit » d’Israël à sa terre est devenu caduc ? - La survie miraculeuse du peuple d’Israël pendant près de deux mille ans malgré de terribles persécutions, le retour au pays d’Israël en 1948 et sa survie depuis, le rétablissement d’une langue morte, l’hébreu et bien d’autres événements excluent tout hasard ou « accident de l’histoire » et faisait dire à David Ben Gourion, père de l’indépendance et de la création de l’état d’Israël en 1948 : « Celui qui ne croit pas au miracle n’est pas un réaliste ! » L’apôtre Paul l’a exprimé ainsi :

l’endurcissement d’une partie d’Israël durera jusqu’à ce que l’ensemble des non-Juifs soit entré dans le peuple de Dieu, et ainsi, tout Israël sera sauvé. C’est là ce que dit l’Ecriture : De Sion viendra le Libérateur ; il éloignera de Jacob toute désobéissance. Et voici en quoi consistera mon alliance avec eux : c’est que j’enlèverai leurs péchés. Rom. 9:25-27.

Or, Dieu n’a pas renoncé à son exigence de fidélité. Israël n’existe pas à nouveau faute de repentance. « Sans le sang de l’Agneau sur les linteaux de leurs coeurs, les Juifs d’aujourd’hui seront jugés, et la majorité du peuple d’Israël est en danger. Il n’y a pas de sauf-conduit automatique. Souvenons-nous que sans rédemption, il n’y a pas de Jubilé. »

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