jeudi 25 octobre 2007, par Jean-Louis Théron
Oups ! En commençant à lire l’ouvrage, écrit par Dominique Loreau, une Française vivant au Japon, je m’aperçois qu’il est écrit par une femme pour des femmes. Mais la suite de la lecture me montre que, en dehors de quelques conseils pratiques spécifiquement écrit pour des femmes, l’ensemble est plutôt « unisexe ».
La première partie, intitulée « Matérialisme et minimalisme » me plaît bien. C’est vrai que les possessions « nous pèsent », et qu’avoir peu de choses, c’est avoir peu de soucis avec ces choses... quoique je ne sois pas certain que ceux qui sont vraiment dans le besoin tiennent le même raisonnement ! Mais rien n’empêche un chrétien, qui a été sensible à l’utile d’un certain dépouillement de ce qui lui est superflu, d’en faire profiter quelqu’un pour qui ce sera « du nécessaire ».
Moins perdre de temps, c’est une bonne idée.
L’argent, serviteur et non maître : je ne peux qu’être d’accord. Mon Maître a dit que je ne peux servir Dieu et la puissance de l’argent.
Dépouiller mon logement au point de n’avoir que très peu de meubles et très peu d’objets... çà, c’est une affaire de goût personnel. Mais je peux comprendre que l’esprit soit moins encombré quand les pièces ne le sont pas.
Les deuxième et troisième parties (« Le corps » et « Le mental ») sont intéressantes en tant que recueil de conseils — même si la pratique de certaines techniques de méditation me semble loin d’être neutre sur le plan spirituel, et que je me garderai de les recommander.
Mais je crains que le lecteur (pardon, la lectrice !) de ce livre en reste à une démarche assez nombriliste. Bien sûr, il s’agit d’un livre de type « vie pratique » ; le contenu en est donc logique.
Mais, pour moi, enrichir ma vie, c’est découvrir la meilleure façon de l’employer. Même si le mot « vocation » est passé de mode, et qu’il peut sembler prétentieux, c’est quand même cela : pourquoi suis-je sur terre ? dans quel but ? Et, si je simplifie ma vie, c’est pour que le contenu que je vais mettre à la place de ce qui m’encombre corresponde à la vocation de ma vie. C’est pourquoi j’ai envie de prolonger la lecture du livre par une réflexion sur mes buts personnels.
Et donc de la recentrer sur la connaissance de Jésus-Christ, celui qui donne un sens à ma vie. Tous les conseils du livre prennent ainsi un sens nouveau : si je fais des choix (et faire des choix, c’est nécessairement exclure : je ne pourrais pas lire tous les bons livres, ni voyager dans tous les beaux pays, ni...), ils seront orientés par mon choix délibéré de vivre une vie qui plaise à Dieu.
Je ne suis pas certain que c’était le but fixé par l’auteur(e) du livre, mais, finalement, il m’a servi à cela...