jeudi 17 octobre 2002, par Charly Cigna
L’air humide pénétrait
Jusqu’au fond de leur être
Et leur brûlait la poitrine !
Ils courraient à perdre haleine,
Traversant la nuit
Qu’éclairaient mille soleils !
Ils courraient les yeux rivés
A cette nouvelle lumière
L’esprit subjugué
Par ce nouvel espoir.
Leurs têtes allaient éclater !
" N’avons - nous pas rêvé ? ...
Mais non, il nous a parlé ! ...
Et ces voix qui chantaient ..." ...
Le village n’était plus très loin.
Ils courraient de plus belle,
Chacun s’encourageant tour à tour.
Les foulées se faisaient plus grandes,
Ils leur poussaient des ailes !
Et plus ils approchaient, plus ils riaient ;
Les larmes de joie
Se mêlaient aux larmes de froid...
Ils ont traversé le bourg
Comme des enfants,
Se poussant, se tirant
Mais courant toujours !
« Venez ! venez ! Il est là ! Il est arrivé ! » ...
Eux, ils les ont regardé passer,
Froids comme du marbre ...
S’ils avaient su, s’ils avaient cru ! ...
Là-bas, dans une étable froide et sale,
Là-bas, agenouillés près d’un enfant,
Des bergers vivaient
Le plus beau jour de leur vie ! ...
Charly Cigna