En nous s’opposent deux mondes :
Celui des ténèbres épaisses
Et celui d’un soleil au zénith,
Celui de la colère
Et celui, paisible, d’un jour tranquille
Qui s’achève.
En nous se choquent deux mondes :
celui de la haine,
De cette haine tapie au fond de notre être
Et qui se libère
Quand on tire trop sur la corde
Et celui de l’amour, objet de nos désirs,
But inavoué de nos vies,
Havre auquel tout coeur souhaite parvenir.
Notre vie est un combat continuel
A cause de la folie de ce monde !
Tout est affaire de dosage :
Un peu de méfiance,
Un peu d’amour,
Beaucoup de soupçons,
Un peu de confiance ...
Le ciel n’est jamais vraiment tout bleu
Ni l’herbe aussi verte
Que sur les dessins d’enfants ...