L’histoire d’une jeune réfugiée iraquienne qui voulait comprendre les signes de Dieu
Auteur anonyme, raconté par J. W.
lundi 8 octobre 2007, par Webserviteur
Rohani, ce qui signifie ‘remplie de l’Esprit de Dieu’, se présente à moi un matin, alors que je rentre dans la classe.
Malgré les ravages dans sa vie à Bagdad, et le voyage mouvementé à travers le désert pour atterrir dans un camp de réfugiés en Jordanie, elle a une beauté profonde et résolue.
‘Je suis musulmane’, m’informe-t-elle. Elle redresse sa silhouette d’elfe dans une manifestation de dignité qui l’élève au dessus de la réalité de sa vie et de la perte de tout ce qu’elle a jamais aimé. Mon cœur est touché par sa force et sa détermination, et se brise en pensant à combien elle est perdue, aussi bien physiquement que spirituellement.
‘Je suis un véritable croyant’, lui dis-je alors que les autres étudiants rentrent dans la classe et prennent leur place. Palestiniens et Iraquiens, ils s’assoient et regardent de leurs yeux vides enfoncés dans des visages creux. Des expressions de désespoir suivent mes moindres mouvements.
‘Qu’est-ce qu’un véritable croyant ?’, demande Rohani.
‘Tu doit apprendre beaucoup de choses’, lui dis-je. ‘Après la classe nous pouvons parler de cela, mais auparavant, tu as besoin d’anglais et d’informatique.’
‘La croyance vient en premier’, me répond-elle avec assurance. ‘Tout le reste est secondaire.’
Elle est une jeune femme selon les standards américains, peut-être 28 ans, mais presque une vieille fille selon sa culture. Le voile violet qui lui couvre la tête pend négligemment autour de son visage bronzé. Ses yeux sont sauvages et sombres. Je frissonne en pensant aux choses dont ils ont été témoins. Et pourtant, elle parle de l’importance de la croyance.
Je repousse le défi jusqu’à ce que la classe soit terminée. Lorsqu’elle refuse de sortir alors que la pièce se vide, j’acquiesce. ‘Qu’est-ce qu’un vrai croyant dans ta religion ?’, je lui demande.
‘Quelqu’un qui croit dans les signes de Dieu,’ me répond-elle.
Je suis surpris. Je m’attendais à la réponse habituelle concernant la prière et les bonnes œuvres.
‘Les signes ?’, je demande. ‘Quels signes ?’
‘Les signes’, répète-t-elle, comme si elle était frustrée de mon ignorance. ‘Dieu nous donne des signes pour le comprendre. Comme le signe de l’arche de Noé.’
Je suis maintenant véritablement étonné. ‘Et qu’est-ce que le signe de l’arche de Noé te dit à propos de Dieu ?’
Elle baisse les yeux et secoue la tête. ‘Je ne sais pas vraiment. Je n’arrive pas à le comprendre. Mais quoi que cela veuille dire, je le crois.’ Comme elle s’accroche à sa foi avec ténacité, et pourtant celle-ci est incomplète, vide.
Nous nous mettons d’accord pour nous rencontrer le jour suivant pour parler davantage. Je lui demande d’écrire tous les signes de Dieu qu’elle connaît, afin que nous puissions en discuter.
Le lendemain, nous sommes assises autour d’une petite table de plastique au centre du camp de réfugiés. C’est le seul endroit qui nous permet de nous rencontrer et parler en public, sans représailles.
‘Voici ma liste’, dit-elle en poussant vers moi un morceau de papier plié, évitant ainsi soigneusement de toucher ma main.
En lisant la liste, écrite dans une belle écriture arabe, des 10 signes de Dieu selon l’Islam, je suis impressionné. J’écris une rapide réorganisation de la liste, plaçant les sept signes les plus significatifs dans l’ordre dans lequel ils apparaissent dans la Bible. Je repousse le papier vers elle. ‘Lis moi ceci.’
Elee étudie ma liste réordonnée et sourit. ‘Le premier signe est la couverture de justice que Dieu promet à Adam à travers la venue de la Parole de Dieu et la Miséricorde de Dieu. Le second est le signe de l’arche de Noé.’ Elle regarde vers moi, comme si elle cherchait la signification, puis continue. ‘Le troisième signe est le signe du khitan (circoncision) donnée à Abraham, le quatrième est le signe de la protection et la délivrance de Moïse hors d’Egypte. Le cinquième est le Zabbour (les Psaumes de David).’
‘Comprends-tu aucun de ces signes ?’ je lui demande.
‘Non,’ dit elle, l’air embarrassé.
‘Lis les deux derniers signes.’
‘Le sixième est le signe de Younous (Jonas) et le dernier est le signe de Isa (Jésus).’
Je ne peux retenir mon excitation. ‘Comprendre ces signes spéciaux t’apportera la plus grande joie que tu connaîtras jamais dans ta vie, Rohani. La plus grande joie !’
Elle rit de mon enthousiasme, puis redevient sérieuse. ‘Ces signes ont été dans notre culture depuis un millier d’années mais ne nous ont apporté aucune joie. Je veux les comprendre—pour comprendre la joie.’
‘Si tu le permets, je te montrerai la signification de ces signes. Ils sont chacun pleinement expliqué dans la Bible.’
Le jour suivant nous commençons notre étude. La simple possibilité de la joie a éclairé son visage. Elle place le Qur’an sur la table en plastique, et j’y ouvre la Bible.
Elle évite mes essais de conversation polie ; elle a hâte de commencer. ‘La nuit dernière, j’ai lu tout ce que j’ai pu sur ces sept signes, mais leur signification n’est pas claire. Le Qur’an les mentionne juste et dit que tous les vrais croyants les accepteront et seront changés par eux. Que dit votre Saint Livre ?’
Je commence avec l’histoire d’Adam, et lui montre la chute de l’humanité.
‘Oui, nous avons cela,’ dit-elle avec excitation. ‘Adam essaie de couvrir sa honte avec des feuilles, mais Dieu n’accepte pas cela. Alors Dieu dit qu’il fournira une couverture pour la honte de l’homme et la femme, et que cette couverture sera Sa Justice. Il dit qu’elle viendra à travers Sa Parole et sa Miséricorde. Qui est cette Parole et cette Miséricorde, et comment viendra-t-elle ?’
Je lutte pour arriver à suivre ses questions. Je suis stupéfait qu’elle en sache tant. ‘Est-ce que le Qur’an dit qui est cette Parole et cette Miséricorde ?’, je lui demande.
‘Seul Isa (Jésus) est appelé la Parole et la Miséricorde de Dieu dans le Qur’an,’ dit-elle. ‘Mais qu’est-ce que cela veut dire ?’
Pendant les deux mois suivants, Rohani et moi nous rencontrons pour étudier les signes de Dieu. Je m’émerveille de la façon dont Dieu l’approche, et j’apprécie davantage tout ce que Dieu a placé dans sa culture pour la conduire à Lui.
Je lui explique que le signe de Dieu qui recouvre Adam—et tous les personnes perdues—de sa justice est une promesse concernant ce que Dieu allait faire pour l’humanité. Le signe de l’arche est une autre image de Dieu offrant un moyen d’échapper à la destruction. Tout cela, au travers de sa miséricorde et de sa grâce.
Le signe de la circoncision, la protection et la délivrance de Moïse, et les Psaumes de David sont des images de la façon dont Dieu va accomplir cette tâche. Il le fera au travers des descendants d’Abraham, par le sang du sacrifice, à travers un descendant spécifique de la lignée de David.
Et les deux derniers signes expliquent au travers de qui Dieu accomplira cette tâche de nous recouvrir de Sa Justice. Le Signe de Jonas démontre que Celui qui vient comme le Juste passera 3 jours et trois nuits dans le ventre de la terre. Tout culmine avec le dernier signe de Jésus, la Parole et la Miséricorde de Dieu.
Rohani est surprise. ‘Est-ce que cela veut dire que Dieu a couvert mes péchés et ceux de mon peuple avec la mort et la résurrection d’Al-Massiah (le Messie) ?’
‘Oui. Mais tu dois accepter ce signe, le don de Dieu. Comme tu l’as dit, un véritable croyant accepte les signes de Dieu et il est changé par eux.’
‘Je veux être une vraie croyante,’ dit-elle, mais elle est triste.
‘Il y a tant à réfléchir’. Cela veut dire que le Christ devait mourir à cause de moi.’ Elle se met à pleurer. ‘J’ai besoin de temps pour réfléchir à cela. Je ne crois pas que ma vie vaille un tel sacrifice.’
Avant que je puisse dire un mot, elle rassemble ses affaires et s’en va.
La semaine suivante, Rohani est transférée dans le nord de la Jordanie, près de la frontière syrienne. Je ne peux pas y aller, et je ne connais pas de croyants travaillant là-bas.
Presque une année se passe, et je déménage à un autre endroit. Là-bas, je reçois une lettre. Elle est de Rohani, et m’est envoyée par un américain qui l’a rencontrée.
La lettre est un seul paragraphe, parlant essentiellement de son mariage à venir avec un homme merveilleux :
« Il est iraquien, et je l’aime beaucoup. Tu seras heureux d’apprendre que tous les deux, nous avons accepté le signe de Christ, et sommes maintenant couverts par sa justice. Il a parlé à nos cœurs, et nous lisons la Bible ensemble chaque jour. Merci de m’avoir enseigné ces choses. J’espère pouvoir aider beaucoup de mes concitoyens à comprendre et accepter le Christ.
Salutations, Rohani, celle qui est remplie de l’Esprit. »
La rédemption est le rachat de quelque chose qui a été perdu, au travers du paiement d’une rançon. Dieu a racheté le retour de Rohani à la vie et la joie par la rançon de Isa, et un jour, elle se tiendra dans sa présence pour l’éternité.
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