Alors que l’intérêt des médias pour le tsunami a baissé, sur place beaucoup reste à faire et des œuvres chrétiennes continuent leur travail en faveur des victimes. Avec des difficultés, mais aussi avec des résultats enthousiasmants.
Le S.E.L. a décidé de s’investir à long terme dans le travail de réhabilitation, en soutenant des œuvres chrétiennes locales. Par exemple au Sri Lanka, l’organisation Gospel House s’est fixée comme objectif d’agir en faveur d’un centre de réfugiés de la région de Tangalle, aidant les victimes à passer de la dépendance à l’autonomie.
Après s’être occupé des premiers secours (alimentaires, médicaux…), le partenaire du S.E.L. a décidé d’utiliser les compétences d’un pêcheur du centre de réfugiés pour se lancer dans la fabrication de canoës. Les premiers canoës ont été construits, et un « test » a eu lieu le 28 février qui s’est révélé concluant et a permis une pêche de 50 kg !
De leur côté, les femmes du centre de réfugiés ont reçu des machines pour travailler la fibre de coco (que l’on peut utiliser pour faire des filets de pêche, des tapis…). L’idée de Gospel House est toujours de permettre à la population de vivre dignement du fruit de son travail (ce n’est pas pour rien qu’ils sont une organisation de commerce équitable fournisseur d’Artisanat SEL depuis 20 ans).
Le S.E.L. soutient également des projets en Inde et en Indonésie : travail dans des camps de réfugiés, construction d’abri provisoire, reconstruction… La tâche est immense et il faudra des mois, voire des années pour l’accomplir.
Les besoins en Asie sont toujours importants ; n’oublions pas cependant les autres urgences dont on parle moins (malnutrition, problèmes d’accès à l’eau potable, maladies…) auxquelles les partenaires du S.E.L. sont constamment confrontés, notamment en Afrique.
Daniel Hillion Responsable du site Internet du S.E.L. www.selfrance.org
Voir en ligne : Service d’Entraide et de Liaison - France